Carte blanche à… Philippe Renault, photographe de l’AJT

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Les îles « sanctuaires » du Saint-Laurent. Sur quelques îlots où l’homme n’est qu’à peine toléré, vivent en paix de nombreuses colonies d’oiseaux marins, dont les fameux eiders à duvet. La société Duvetnor surveille et gère ces îles « sanctuaires » dont certaines peuvent être visitées comme les îles du Pot à l’Eau-de-vie où trône un pimpant phare blanc au toit rouge. Construit en 1861 et restauré en 1989 pour en faire un B & B de luxe, il offre une vue majestueuse sur le chenal du Saint-Laurent et par temps clair jusqu’à l’entrée du fjord du Saguenay.

Après avoir beaucoup voyagé et réalisé des reportages pour des magazines de voyage, de sport et d’aventure, Philippe Renault a décidé de se poser à Montréal, selon lui « un des meilleurs endroits au monde pour bien vivre et s’épanouir ». Ce qu’il préfère dans la photo : la rencontre avec les gens et partager un moment d’émotion capté par l’image. Il se sent à l’aise également, seul dans la nature pour en apprécier toute sa beauté et ses subtilités. Du Québec, il aime la variété des paysages au gré des saisons avec une préférence pour l’automne. Pour les photos urbaines, en revanche, l’été à Montréal est sans aucun doute le meilleur moment avec ses festivals, ses ambiances de rue et son côté décontracté.  Dans le traitement de ses images, il n’utilise les logiciels que pour se rapprocher le plus possible de l’ambiance vécue au moment de la prise de vue. « La photographie numérique permet de retrouver toutes les sensations éprouvées lorsqu’on travaillait avec du négatif noir et blanc. La magie de l’agrandisseur s’est juste reportée sur l’ordinateur ». Philippe est l’auteur de plusieurs livres et guides sur le Québec et le Canada. Parmi ses derniers ouvrages : « Montréal insolite et secrète » (éditions Jonglez 2017),  « S’installer à Montréal » (éditions Héliopoles 2017) et le « Tour du monde à Montréal » (éditions Ulysse 2014). Les photos sont tirées de l’exposition « Vivre le Saint-Laurent », présentée à l’Espace Voyages du TUI Store de Lille, 1, rue des Sept- Agaches. Jusqu’en juin.

Le parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie. Avec son incroyable réseau de parcs nationaux, ses 155 000 km2 recouverts d’eau et ses 6 000 km de littoral, le Québec est un paradis pour tous ceux qui cherchent l’air pur, la détente et l’évasion comme ici lors d’une excursion en canot dans la région de Charlevoix sublimée par les couleurs de l’été indien.
La vieille Américaine et l’hiver. Depuis la pointe de la ville de Lévis qui domine le fleuve Saint-Laurent, le chemin dit de la croix mène à un petit belvédère d’où l’on aperçoit l’ensemble de la vieille ville de Québec. En plein hiver, la neige soufflée par les courants d’air a presque emprisonné cette ancienne voiture américaine qui semble entrée en léthargie.
Montréal dans la brume hivernale. Certains jours de grands froids, une brume matinale s’élève comme un nuage de ouate des eaux glacées du Saint-Laurent. Dans la métropole québécoise, la température descend souvent au-dessous de –15 °C en janvier-février. Donc à vos manteaux doublés, tuques (bonnet), mitaines (moufles) et bien sûr, bottes chaudes et imperméables !
Le baiser du rider. Scène touchante lors du rodéo annuel de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier qui se déroule chaque début d’été dans cette petite ville des environs de Québec. Avant d’entrer dans l’arène pour tenter de résister le plus longtemps possible aux soubresauts d’un taureau, un cow-boy embrasse sa fiancée.
Go Habs Go ! Le hockey sur glace est sans contexte le sport national au Québec. Avec ses 21 273 sièges, le Centre Bell, l’arène des Canadiens de Montréal, est d’ailleurs la plus grande patinoire de la LNH (Ligue nationale de hockey qui englobe le Canada et les États-Unis). Les spectateurs encouragent leur équipe avec des Go Habs Go !, Habs désignant les habitants francophones du Québec.
Les dompteurs du Saint-Laurent. Chaque hiver en février pour la célèbre course du Carnaval de Québec, ils se lancent à bord de frêles canots à l’assaut des glaces disloquées qui dérivent sur le grand fleuve. Une folle équipée pour ces hommes hors du commun, chargés de perpétuer une tradition vieille d’un siècle, celle des postiers qui acheminaient le courrier entre les deux berges. Pour prendre cette photo, le photographe a dû se faire déposer sur un bloc de glace dérivant sur le fleuve.
Dans les couleurs de l’été indien. L’automne avec son été indien reste la saison préférée des visiteurs européens et des photographes. Nichée entre fin septembre et les premiers jours de novembre, cette dernière note de douceur avant l’hiver s’élève comme un chant du cygne, magnifique, bref et flamboyant. Un régal pour les yeux.
Plaisirs d’automne sur le Chemin du Roy. Entre Montréal et Québec, cette route historique et le fleuve Saint-Laurent se fondent en une succession de trésors naturels et de villages riches en patrimoines. Les paysages y sont sublimes en automne. Suivre le Chemin du Roy constitue un pur bonheur pour ceux qui savent prendre leur temps.
La ville de Québec au couchant. C’est depuis la rive sud du Saint-Laurent à Lévis que l’on peut le mieux apprécier la beauté du Vieux-Québec, classé site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une fois l’emplacement choisi, le plus difficile pour faire la photo était de figer le traversier qui avançait assez vite sur l’eau.