Côte d’Azur, ciel dégagé pour l’AJT !

Pour son assemblée générale 2023, l’AJT a mis cap au Sud, direction Nice. Cette  AG “plein soleil”, organisée du 17 au 19 novembre, a révélé aux 69 participants les faces méconnues de la ville et de son territoire, plus multiple qu’attendu.

 Jeudi 16 novembre

Train de jour ou train de nuit ?

Par Philippe Bourget

C’était le dilemme de cette AG : voyager jusqu’à Nice de jour ou de nuit. À l’heure où la SNCF relance les trains de nuit, une trentaine d’adhérents essentiellement parisiens a choisi cette option de nuit marquée par un départ de Paris Austerlitz à 20 heures Au programme des couchettes 2e classe façon « colo » en mode apéro, une petite nuit de sommeil et une arrivée avec une heure de retard dans la capitale azuréenne le vendredi matin, compensé par un soleil éclatant.

Des attaches niçoises…

Pour les réfractaires au « night trip », le voyage fut « classique » et de jour depuis la gare de Lyon, avec une arrivée à Nice vers 16 heures Soit le temps de s’imprégner de la ville et, pour certains, de rendre visite à de la famille ou à des amis – c’est fou le nombre d’adhérents qui ont des attaches niçoises, n’est-ce pas président Gil Giuglio ! Avec les provinciaux pour la plupart venus en voiture – les Sudistes de Marseille en premier lieu –, l’AG pouvait débuter, le quorum de 108 voix nécessaire étant atteint (69 présents et 46 pouvoirs).

Vendredi 17 novembre

Carton plein au Negresco

Pour vite récupérer d’un voyage de nuit, rien de mieux qu’un palace ! Même s’il n’en a pas encore le titre, c’est bien au Negresco, adresse mythique de la Promenade des Anglais, que se déroule l’AG, dans le bien nommé salon Baie des Anges. C’est l’occasion de remercier ici toutes celles et ceux qui ont rendu ce voyage possible. Et surtout l’office de tourisme Métropolitain Nice Côte d’Azur, autour de l’équipe constituée de Lauriano Azinheirinha, Catherine Anouilh, Isabelle Billey-Quéré et Claudette Bertin, dont l’organisation et l’enthousiasme sans faille ont permis de nous offrir ce superbe cadre de la baie des Anges.

Christian Estrosi en « guest star »

Preuve de l’attention portée à notre association, Christian Estrosi, maire de Nice et président de la Métropole Nice Côte d’Azur (NCA), est intervenu longuement devant les participants avant la tenue de l’AG. Une opportunité pour lui de valoriser – c’est de bonne guerre – son territoire, « étendu de 0 à 3 200 m » (la NCA compte 51 communes, de la Méditerranée à Nice jusqu’à Saint-Etienne-de-Tinée dans les Alpes) et sa vision personnelle d’un tourisme responsable, sans « paquebots, ces immeubles flottants [ni] autobus à impériale, (…) un tourisme choisi mais pas subi ».

Six millions de touristes en 2022

Dans cette ville qui « a inventé le tourisme il y a deux siècles et où la saison d’été s’étire de mars à fin octobre », selon les mots de Rudy Salles, président délégué de l’office de tourisme, six millions de touristes ont été accueillis en 2022. Il n’est qu’à voir l’activité de l’aéroport Nice Côte d’Azur, aux portes de la ville, avec un avion toutes les trois minutes, pour affirmer que la cité ne sera jamais un « angle mort » du tourisme…

Christian Estrosi : « Le tourisme que nous choisissons est un tourisme choisi, un tourisme culturel, d’art de vivre, environnemental et pas un tourisme subi… » ©Caroline Paux
« Nice a inventé le tourisme il y a à peu près deux siècles », rappelle Rudy Salles. Il précise que l’Office de Tourisme Nice Côte d’Azur est devenu métropolitain, réunissant 52 communes, qui partent de la Méditerranée pour aller au sommet du Mercantour, à plus de 3 000 mètres. ©Caroline Paux
C’est une tradition à chaque AG, le président offre une photo encadrée au maire, en l’occurrence une superbe photo de montagne qu’il a réalisée lui-même lors d’un de ses reportages. ©Caroline Paux
Changements de statuts !

Mais revenons à l’AG. Exceptionnellement cette année, une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) était au programme, juste avant, pour mettre au vote une modification des statuts. Le dernier changement remontant à 2016, la nécessité de les dépoussiérer était donc devenue impérieuse pour tenir compte des bouleversements qui touchent le métier de journaliste de tourisme et adapter le fonctionnement de l’AJT. 11 articles récrits ont ainsi été validés, après que le CA de l’AJT les a approuvés en octobre.

L’événement de l’AJT, l’AG peut démarrer… ©Caroline Paux
Le CA au complet

Après un buffet déjeunatoire au Negresco, l’après-midi était consacré à l’AG « normale ». Elle fut ouverte par Gil Giuglio, président de l’AJT, avec le rapport moral. S’ensuivent le rapport financier et les rapports d’activités des commissions, présentés par chacun des responsables élus au CA, tous présents. Les rapports sont votés à l’unanimité moins une voix contre, ainsi qu’une abstention pour le rapport financier. Deux administrateurs, Caroline Paux et François Rousselle, en fin de mandat renouvelable, sont réélus. 10 administrateurs poursuivent leur mission : Philippe Bourget, Frédéric Cheutin, Élise Chevillard, Nathalie Costa, Pascal Hawlik, Gil Giuglio, Stéphane Jaladis, Albert Lugassy, Pascale Missoud et Laurine Thiodet.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION 2023-2024 Cette année, il n’y avait que deux renouvellements au conseil d’administration et les deux candidats ont été réélus. Voici la première photo du CA 2023-2024… sur le rooftop de l’hôtel Méridien à Nice. De gauche à droite : Caroline, François, Pascal, Stéphane, Jean-Claude, Nathalie, Albert, Gil, Pascale, Philippe, Élise, Laurine et Frédéric.
Décor fastueux du Negresco

Pour quelques volontaires, la suite est placée sous le signe du glamour : visite du Negresco, histoire de plonger dans l’histoire de ce vaisseau-amiral de l’hôtellerie niçoise. La saga de la propriétaire, Mme Augier, à la tête de l’hôtel de 1957 à 2019 ; les célébrités qui l’ont fréquenté ; le décor fastueux des chambres et des parties communes ; et même sa plage privée récemment ouverte… Tout est hors norme dans cet établissement de luxe.

Séjourner au Negresco équivaut à s'immerger dans un joyeux mélange d'époques et de styles. La forte identité de l’hôtel découle de sa vaste collection d'œuvres d'art et de mobilier d'époque, comprenant plus de 6 000 références. Des salons dédiés à Louis XVI ou à Napoléon III aux chambres vénitiennes ou "street art", chaque lieu réserve des surprises et des découvertes au travers d'une sélection unique d'œuvres d'art françaises, allant du XVIIe siècle à nos jours. ©Caroline Paux
Tous à l’hôtel Méridien

Une fois confortablement installé à l’hôtel Méridien, moderne 4 étoiles confortable donnant directement sur la promenade des Anglais, tout le groupe s’est retrouvé au restaurant italien Casa Leya, cours Saleya, pour un premier dîner convivial.  

L’hôtel Méridien, idéalisement situé face à la mer et la promenade des Annglais. ©Caroline Paux
Samedi 18 novembre

À Nice au pays des merveilles

Pour un samedi, ce fut un beau samedi ! Cinq circuits, pas moins, sont au programme de cette journée tout aussi ensoleillée que la précédente. Ils ont été élaborés par l’office de tourisme métropolitain de Nice en lien avec les deux élus du CA de l’AJT en charge de la commission Événements, Nathalie Costa et Stéphane Jaladis, accompagnés de Jean-Claude Georget. Circuits « Culture et Patrimoine », « Nice méconnue »,  » Sport et Nature » et deux circuits « Gastronomie et Savoir-Faire » : chacun a pu s’inscrire en fonction de ses centres d’intérêt.

CIRCUIT 1

Culture et patrimoine

Par Albert Lugassy

En 2021, Nice a été reconnue par l’Unesco “ville de villégiature d’hiver de la Riviera française”. Nous en avons eu la preuve lors de ce circuit en découvrant l’urbanisme et l’architecture qui ont façonné la ville à travers deux siècles et demi de tourisme. Les palaces, immeubles et villas cossues sont les témoins de cette époque où Nice a été le refuge hivernal d’aristocrates et têtes couronnées.

Des toits-terrasses, les aristocrates avaient une vue plongeante sur la mer d’un côté et le petit peuple du marché du cours Saleya de l’autre. ©Caroline Paux
Masséna, Belle Époque

C’est le cas du Musée Masséna, départ de notre circuit. Face à la Promenade des Anglais, ce joyau Belle Époque dévoile l’histoire de Nice au XIXe Siècle. Il a été construit par le maréchal d’empire André Masséna à partir de 1898, et doté d’un jardin superbe de 300 espèces rares. C’est dans ce jardin qu’a été érigé le Monument à la mémoire des 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016. La villa est un musée d’histoire locale. Salles de réception et d’apparat présentent toiles, mobilier, documents et objets, du Second empire à la Belle Époque. On y découvre un bulletin de vote pour dire « Pour » le rattachement de Nice à la France. Victor Emmanuel, duc de Savoie et comte de Nice, avait dit aux Niçois : « Si vous m’aimez, quittez-moi ». En 1860, Napoléon III est venu à la villa Masséna chercher les clés de Nice.

Située face à la Promenade des Anglais, la Villa Masséna dévoile l’histoire de Nice au XIXe siècle. ©Albert Lugassy
Jean-Pierre Barbero, directeur de la Villa Masséna, a dévoilé aux membres de l’AJT les trésors et les curiosités du musée consacré à l’histoire de Nice. ©Albert Lugassy
Princesse Kotchoubey

On enchaîne avec le musée des Beaux-Arts Jules Chéret, installé sur la colline des Beaumettes, dans la magnifique villa de la princesse ukrainienne Kotchoubey. Construite en 1878, elle y organisait des réceptions fastueuses. Il abrite des œuvres inestimables du Moyen-Âge au XXe siècle. Notamment une importante collection de tableaux et de sculptures du peintre et affichiste Jules Chéret, mort à Nice en 1932. La collection s’est enrichie de dons et legs, dont ceux d’Odette Avigdor d’Acquaviva et d’Ethel Messiah, qui partageaient le même amour pour Nice. Le musée est en cours de rénovation et d’extension sous la direction d’une jeune conservatrice, Johanne Lindskog, qui nous a reçus en personne.

Le Musée des Beaux-arts-Jules Chéret est installé dans une magnifique villa qu’une princesse ukrainienne a fait construire au XIXe siècle. ©Albert Lugassy
Une des œuvres majeures présentée au Musée des Beaux-Arts-Jules Chéret est ce tableau de 1540, d’Agnolo Bronzino : La Crucifixion. ©Albert Lugassy
De Matisse…

D’un musée à l’autre, nous filons après le déjeuner au restaurant Le Duc (table réputée de l’hôtel Westminster, en front de mer) jusqu’au musée Matisse installé depuis exactement 60 ans sur les hauteurs de Nice. Le lieu : une villa génoise du XVIIe siècle, belle bâtisse rouge brique et ocre. Elle retrace l’évolution artistique du maître de la couleur, qui vécut à Nice de 1917 jusqu’à sa mort en 1954, à 84 ans. C’est la plus importante collection au monde de ses œuvres. Matisse possédait deux ateliers à Nice (aujourd’hui disparus) où il passait beaucoup de temps, entouré d’objets, de plantes et de musique. Des photos, du mobilier et des objets lui ayant appartenu permettent d’imaginer ses lieux de vie et de création.

Impression panoramique par l'oeil d'un photographe. ©Stéphane Gautier.
Matisse était le maître de la couleur. Thierry Noisette, celui de la chemise colorée. ©Albert Lugassy
Devant une œuvre de Matisse, certains se prosternent. D’autres passent indifférents. ©Albert Lugassy
Devant une œuvre de Matisse, certains se prosternent. D’autres passent indifférents. ©Albert Lugassy
… à Chagall

De Matisse, passons à Chagall ! La collection permanente du musée national Marc Chagall est le plus grand rassemblement public d’œuvres du peintre (1887-1985). Lui-même avait supervisé le projet architectural de ce bâtiment à l’architecture moderniste, ouverte et lumineuse. Il avait aussi pensé le parcours comme une progression dans son univers essentiellement d’inspiration religieuse. Les collections (vitraux, peintures, fresques, sculptures, céramiques…) sont constituées par le fonds donné par Chagall en 1972, soit plus de 250 œuvres. Il a été enrichi de 10 tableaux bibliques déposés par le musée d’art national Georges Pompidou. Un hymne poétique à la couleur et un message de paix.

Marc Chagall, le peintre en rose, met en éveil tous les sens. ©Albert Lugassy
CIRCUIT 2

Nice méconnue

Par Pascale Missoud

Ce matin, nous partons à la découverte du Vieux Nice. Non, non, pas celui que l’on connaît, avec son marché qui chante sur le cours Saleya, ses maisons coloriées. Bien plus vieux. À commencer par le musée de Préhistoire de Terra Amata, aménagé sous un banal immeuble sur le flanc du Mont Boron. C’est en effet ici en 1966 lors de fouilles préventives avant sa construction que fut trouvé l’un des plus anciens foyers au monde apprivoisé par des chasseurs-cueilleurs. Ici, il y a 400 000 ans, ils cohabitaient avec des loups et même des éléphants. Une visite formidablement commentée avec excursion dans les réserves.

C’est lors des travaux de terrassement de cet immeuble, en 1965, que des ossements de mammifères quaternaires, des os brûlés et des charbons de bois furent mis au jour. ©Caroline Paux
Une belle découverte du musée aux côtés de Jonathan Lamia, médiateur cultuel. ©Pascale Missoud
Une hutte temporaire, construite au moyen de branchages, avec pour soutènement des poteaux ou des piquets. ©Caroline Paux
Le grand moulage du sol archéologique permet de découvrir l’un des vingt-six niveaux archéologiques du site sur plus de 70 m2… ©Caroline Paux
Cemenelum, l’antique cité romaine

Puis, pendant que, juste en dessus de nous, un autre groupe admire les œuvres du musée Matisse, nous voici face aux vestiges des thermes et des arènes de Cemenelum, l’antique cité romaine sise sur la Via Giulia Augusta. Un voyage à travers le temps, où chaque pierre raconte une histoire, révélant les riches traditions et le patrimoine de Nice, ville antique.

Un rapide tour au musée archéologique de Nice Cimiez attenant, et nous voilà attablés pour déjeuner à la sympathique table du restaurant Le Grand Balcon, quasi face à l’opéra, en cœur de ville.

Le Musée d’archéologie Nice Cimiez présente les vestiges de trois ensembles thermaux complets (Ier au IIIe siècle), des rues, un quartier d’habitation avec ses boutiques, ainsi qu’un amphithéâtre. ©Caroline Paux
L’aristocratique Palais Lascaris

Le début d’après-midi se fait souterrain, dans la crypte archéologique. On s’attendait à voir les fondations d’une église : on avait tout faux ! Cette immense salle de 2 000 m2 dont les fouilles constituèrent le deuxième plus gros chantier souterrain après celui du Louvre, remonte les siècles jusqu’aux comtes de Provence.

C’est une immersion dans le baroque civil décoiffant qui nous attend ensuite au Palais Lascaris, demeure aristocratique érigée au milieu du XVIIe siècle. Là encore, nous découvrons ce lieu avec un guide aux petits oignons.

La crypte archéologique a été découverte en 1974 lors de fouilles préventives avant la construction d’un parking souterrain. Elle a été ouverte au public en 1985. ©Pascale Missoud & Caroline Paux

Construit entre 1648 et 1651, le Palais Lascaris était, à l'origine, la résidence de la famille Lascaris-Vintimille, une famille aristocratique niçoise. Il abrite aujourd'hui le Musée d'Art et d'Histoire de la ville. ©Caroline Paux

Un tour au musée de la Photographie Charles Nègre, dans le Vieux-Nice, à deux pas du cours Saleya qui présente régulièrement les plus grands noms de la photographie ou des expositions thématiques. Nous découvrons la magnifique exposition temporaire “Robert Doisneau, Le merveilleux quotidien”, et celle de Robert Forte “Regards sur les Alpes sauvages”.

Nous rentrons à l’hôtel par l’incontournable Promenade des Anglais.

Stéphane Tallon, responsable du musée de la Photographie Charles Nègre veut démocratiser l'accès à l'art de la photographie. Il pose ici devant des images en couleur de Robert Doisneau (exposition à voir jusqu’au 28 janvier 2024). ©Caroline Paux
Robert Forte présente ses photographies, instants magiques de la vie sauvage. Il s'amuse avec les sommets majestueux et les teintes du ciel, tout en étant témoin des comportements naturels des animaux dans leur habitat au cœur des Alpes (exposition à voir jusqu’au 17 mars).
CIRCUIT 3

Nice sport et nature

Par Frédéric Cheutin

Qui pense à Nice, pense souvent Promenade des Anglais, luxe, culture… À raison. Mais Nice et sa métropole, qui va de la mer à la montagne, ne sont pas que cela. Le sport a ici une place de choix, à l’instar de la gastronomie et des produits locaux d’exception.

Les collections du Musée national du Sport comptent plus 45 000 objets et 400 000 documents qui retracent l'histoire du sport dès ses origines. ©Frédéric Cheutin
Passionnant Musée national du Sport

Le sport, tout d’abord, avec la visite du magnifique Musée national du Sport (MNS) au sein du stade Allianz Riviera. Il abritait le soir même de la visite de l’AJT la déjà historique rencontre France-Gibraltar : 14-0, soit le record de buts marqués par les Bleus lors d’un match officiel. Sur 5 000 m², 45 000 objets et 400 000 documents relatifs à toutes les disciplines sont présentés au public, ou conservés dans les réserves du musée, fréquenté chaque année par 70 000 visiteurs depuis son inauguration en 2014. Le MNS abrite, entre autres, une collection complète consacrée à l’Olympisme depuis 1896. On y voit ainsi la première torche olympique, celle des JO de Berlin en 1936, et on peut même entendre Pierre de Coubertin, le célèbre baron français, donner son avis sur le rôle des femmes. Selon lui, il devait être « comme dans les anciens tournois, de couronner les vainqueurs ». Les femmes seront cependant autorisées à participer aux Jeux dès 1900 mais uniquement dans des épreuves « compatibles avec leur féminité et leur fragilité »… En cette année olympique, l’exposition temporaire a d’ailleurs pour thème « Les Elles des Jeux » jusqu’en septembre 2024.

Étape à l’Auberge du Rédier

Pour déjeuner, rendez-vous était pris à l’Auberge du Rédier, sur les hauteurs de Colomars, à 15 minutes de la promenade des Anglais. La terrasse baignée de soleil s’ouvre sur un superbe paysage de collines. L’intérieur a été aménagé avec goût par le jeune couple qui la dirige. Après des années passées dans de prestigieux établissements et un long séjour à Hong Kong, Céline Bres et Robin Marin ont repris cette auberge et proposent une cuisine aux accents du sud, à base de produits locaux délicieux. Une cuisine qui, en plus, se marie admirablement avec des vins 100 % français issus de grands noms et de petits producteurs, et reste à un prix abordable. Quant au service, il est tout simplement confondant de gentillesse.

L’Auberge du Rédier, un rendez-vous des épucuriens sur les hauteurs de Colomars, à seulement 15 minutes de la Promende des Anglais. ©Frédéric Cheutin
« Lou cami nissart », c’est Nice à pied !

Pour digérer place au sport avec la découverte d’une portion de « lou cami nissart », une boucle de 42 km de GR de pays au balisage jaune et rouge. Celle-ci débute au cœur de Nice (15 à 20 % de ce parcours étant urbain) et offre 1 050 mètres de dénivelé. Il faut 4 jours pour parcourir à pied la totalité de cette randonnée aux vues exceptionnelles : place Garibaldi, vieux port de Nice, mont Alban, mont Vinaigrier, Cimiez, Gairaut, Saint-Pancrace, Saint-Roman-de-Bellet, Magnan sans oublier la mythique promenade des Anglais. C’est aussi un terrain d’exploits fabuleux, comme celui réalisé par la championne de France de cross-country, Nathalie Nakach, qui l’a parcouru en seulement quatre heures.

Petite randonnée bien accompagnée sur le “Lou cami nissart”. ©Stéphane Jaladis

Fruits et légumes au Potager de Saquier

Autre ambiance et produits, là encore d’exception, avec cette visite au Potager de Saquier, une exploitation de fruits et légumes bio cultivés sur les hauteurs de Nice. Un combat de tous les instants pour ses propriétaires dont les terres attisent l’envie des promoteurs immobiliers. Accueil simple, visite intéressante, boissons et nourriture excellentes. Le Potager de Saquier vaut d’autant plus un large détour, qu’il fait aussi gîte.

Le Potager de Saquier. © Frédéric Cheutin
CIRCUIT 4

Gastronomie et savoir-faire (groupe 1)

Par Laurine Thiodet

La journée débute par un passage ensoleillé sur le marché du cours Saleya. On y hume les sublimes légumes, fruits et fleurs de saison, entreposés entre deux/trois savons et quatre/cinq bouquets de lavandes coupées. La matinée se poursuit par un atelier de cuisine niçoise, offrant une immersion authentique dans la gastronomie locale. Sous la houlette d’un généreux chef, nous concoctons deux plats traditionnels, combinant habilement les produits du marché avec les techniques ancestrales de la région : la socca et la pissaladière. Un ré-gal !

Le marché du cours Saleya, ensoleillé et coloré. ©Philippe Bourget
La queue au rayon Socca du marché ! ©Caroline Paux
Cuisine top au Patio !

Le déjeuner se déroule au Patio, le restaurant gastronomique du boutique-hôtel La Pérouse surplombant la plage de Nice, rouvert en mai 2023. Dirigé par un chef renommé, cet établissement offre une expérience culinaire exceptionnelle, mettant en valeur les saveurs méditerranéennes avec une touche contemporaine.

Dans un cadre superbe, le restaurant Le Patio offre une expérience culinaire exceptionnelle. ©Laurine Thiodet
Plat à base d’artichauts au restaurant Le Patio, à l’hôtel de La Peyrouse. ©Philippe Bourget
Florian et la chocolaterie

En début d’après-midi, la visite de la confiserie Florian dévoile les secrets d’une institution centenaire. Fondée par Georges Fuchs, cette confiserie et chocolaterie propose des spécialités uniques, dont les pétales cristallisés. Les ateliers de fabrication sur place permettent de comprendre le savoir-faire derrière ces délices, remontant à plus d’un siècle.

 À chacun son parfum chez Molinard

Et pour parfaire cette journée, direction l’atelier Molinard. La célèbre maison de parfum offre une plongée dans un univers puissamment olfactif. En décryptant l’architecture d’un parfum, on crée pas à pas sa propre fragrance. Note de tête, de cœur, de fond… Les senteurs s’ajustent et l’harmonie se trouve. Une expérience sensorielle enrichissante !

Atelier de cuisine niçoise. ©Laurine Thiodet
Plongée dans l’univers du parfum à l’atelier Molinard. ©Laurine Thiodet
CIRCUIT 5

Gastronomie et savoir-faire (groupe 2)

Par Philippe Bourget

Il fallait bien deux groupes pour recenser les richesses culinaires de Nice ! Avec l’équipe du “groupe 1”, le circuit nous mène pour commencer sur le marché du cours Saleya. Moins de producteurs et plus de revendeurs qu’autrefois mais toujours autant de fruits et de légumes locaux, et de saison. Et puis il y a “Chez Theresa”, une institution de la socca. Bientôt 100 ans qu’on y sert cette galette à base de farine de pois chiche, d’huile d’olive, d’eau, de sel et de poivre. On peut y acheter aussi de la pissaladière, des petits farcis niçois et des tourtes sucrées de blettes, autres spécialités locales.

Trois journalistes de l’AJT en courses sur le marché Saleya… ©Philippe Bourget
Tout juste sortie du four, la socca de Chez Theresa est prise d’assaut par les paparazzi… ©Philippe Bourget
Les Petits Farcis de Rosa…

La socca, on va d’ailleurs la préparer nous-mêmes avec une charmante cuisinière… canadienne. Cap sur « Les Petits Farcis« , une Food and Wine School du Vieux Nice. Rosa, nord-américaine amoureuse de la ville, nous entraîne à fabriquer cette galette destinée jadis aux ouvriers. Et nous convie à pétrir et martyriser la pâte, tout en surveillant la cuisson des oignons pour la pissaladière. Et la salade niçoise, alors ? Tomates, petits artichauts crus, poivrons, radis, thon, cébettes, olives, anchois et œuf dur coupé en quatre. Mais jamais de pommes de terre, de haricots ou de riz ! Qu’on se le dise…

Chez Rosa, tout le monde met la main à la pâte ! ©Philippe Bourget
Cours de préparation de la socca et de la pissaladière avec Rosa Jackson, fondatrice et animatrice des Petits Farcis, dans le Vieux Nice. ©Philippe Bourget
Le Fournil Zielinska

On a déjà bien grignoté quand l’heure du déjeuner (et le fameux coup de canon niçois de 12 heures) nous invite à passer à table. Tous les « culinaires » de l’AJT se retrouvent au Patio, cité plus haut.

La chasse aux trésors se poursuit l’après-midi dans le Vieux-Nice, mine d’or de saveurs. Au menu un long arrêt au Fournil Zielinska, pour une explication détaillée sur la fabrication du pain avec des variétés anciennes de blé et des levains naturels. On s’arrête là ? Pas encore. Les ruelles regorgent de surprises. On passe devant le restaurant Acchiardo, monument de la cuisine nissarde. Rue Saint-François de Paule, coup d’œil à la « déco » kitsch de la pâtisserie Auer, face à l’opéra. Depuis 1820, cette famille venue de Suisse maîtrise la fabrication des fruits confits et des chocolats. Presque en face, on ne peut louper la boutique Nicolas Alziar où se fabrique depuis 1868 une huile d’olive réputée.

Ce qui distingue le Fournil Zielinska? L'emploi de variétés anciennes de blé, une fermentation prolongée avec levain naturel, et l'engagement quotidien d'une femme passionnée dédiée à la création d'un pain exceptionnel. Domenika explique au groupe de l’AJT comment faire du bon pain. ©Philippe Bourget
Méconnus vins de Bellet

Juste à côté, rue Bosio, la Cave Bianchi, bientôt 165 ans, rappelle que Nice est aussi une terre de vins. La cité abrite la seule AOP de France 100 % urbaine avec les vins de Bellet. Neuf vignerons se partagent 70 hectares de vignes sur les hauteurs, dont le Château de Crémat, cadre très exclusif de notre soirée de gala. Notre découverte œnologique et culinaire peut ainsi se poursuivre…

Une photo du mini-groupe avant d’entrer dans la cave Bianchi. Parce qu’après… ©Philippe Bourget
Le Château de Crémat est une imposante et superbe demeure viticole familiale française de style néo-toscan. Elle trône au cœur du vignoble préservé de Bellet, arborant fièrement les nouvelles nuances niçoises de ses façades. ©Caroline Paux

Soirée de gala au Château de Cremat

Après l’abbaye de Fontfroide l’an passé dans l’Aude, un autre lieu prestigieux nous a accueillis en 2023. Le Château de Crémat est en effet l’un des neuf domaines des vins de Bellet, une propriété dominante et classieuse tout de rouge vêtue, dédiée aux évènements artistiques et privés.

Quel cadre ! En musique, discours et dégustation de vin se déroulent dans la salle Antoine Mari aux splendides vitraux. Propriété de la famille Derichebourg, entreprise mondialisée du secteur de l’environnement, le château est managé par Thomas Derichebourg, qui nous reçoit en personne.

Un lieu qui nous en donne plein la vue. Le château est magnifique et les lumières de Noël scintillent partout… ©Caroline Paux
Intarissables journalistes… Arrivée au Château de Crémat qui nous accueille pour la soirée de gala. ©Caroline Paux
Nous avons été accueillis par le propriétaire des lieux, Thomas Derichebourg, qui a fait de ce domaine un lieu splendide dans les hauteurs de Nice. ©Caroline Paux
Dans la salle de cocktail, quelques spécialités sont présentées et testées. Ici les parfums.
Coco Chanel au château

Jardin, jets d’eau… et château, que nous visitons. Tout sauf banal ! Derrière son style rococo néo-moyenâgeux, ses appartements rappellent sa folle histoire. Dans les années 1920, sa propriétaire, la richissime actionnaire d’une compagnie ferroviaire américaine, Irène Bretz, y a organisé des fêtes somptueuses. Coco Chanel fait partie des invités. L’histoire raconte qu’elle se serait inspirée du double C entremêlé, sigle du château, pour créer le logo de sa célèbre maison.

Le logo de Coco Chanel ? Mais non, c'est celui du château de Crémat ! ©Caroline Paux
Une cuisine, juste pour la visite. ©Caroline Paux
Mobilier du Ritz
Les Derichebourg ont aussi apposé leur griffe. Redécorées dans un style « années folles », les pièces ont été meublées avec le mobilier de l’appartement de Coco Chanel au Ritz, le célèbre palace parisien où elle résidait, acquis lors d’une vente aux enchères.
Voici la chambre meublée et décorée avec les meubles et objets personnels de Coco Chanel. ©Caroline Paux
Du haut de la tour, la vue est splendide. ©Caroline Paux

Ce qu’on nous « vend » à table, dans la très chic salle Orangerie, est tout aussi excellent. On dîne (de gala) en compagnie de tous les « officiels » ayant œuvré à la réussite de cette AG, avant le retour en bus pour une dernière nuit au Méridien face à la Baie des Anges.

Thomas Derichebourg, propriétaire du château de Crémat, Catherine Anouilh, directrice générale par intérim de l’Office de Tourisme métropolitain de Nice Côte d’Azur, Gil Giuglio, président de l’AJT, Claudette Bertin, responsable développement Congrès, Isabelle Billey-Quéré, responsable du service de presse Nice Côte d'Azur Tourisme, encadrés par les deux responsables de la commission événement de l’AJT, Stéphane Jaladis et Nathalie Costa. ©Caroline Paux
Tous attentifs aux discours avant l’excellent repas du dîner de gala. ©Caroline Paux
Dimanche 19 novembre

Quartiers libres…

C’est dimanche, nous sommes libres ! Chacun fait fait fait, c’qui lui plait plait plait… Certains ne font rien. D’autres profitent du soleil et s’échappent en solo dans Nice, pour visiter tel musée ou se balader. D’autres, encore, travaillent, comme les 12 membres du CA, qui tiennent conseil sur la terrasse du Méridien (on a vu pire punition…). D’autres, enfin, se joignent à la visite guidée du Vieux-Nice proposée par l’office de tourisme. Façon de profiter une dernière fois d’une ville qui nous aura très bien accueillis et où cette AG aura profité d’une météo 100 % azuréenne, Nice pouvant il est vrai se targuer d’un ensoleillement de 300 jours par an ! De jour, ou à nouveau de nuit, les « nordistes » ont quitté Nice en train pour Paris, tandis que les provinciaux regagnaient leurs pénates par la route. Rendez-vous l’an prochain. Mais où ? Surprise, surprise…

Quelques images prises ça et là dans les rues de Nice et sur la Promenade des Anglais. ©Caroline Paux et Philippe Bourget

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